DSK, ou la couverture d’un mensonge américain

Posted on 18 mars 2013 par

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C’est l’histoire d’une couverture, ou la couverture d’une histoire, l’histoire d’un agent américano-irakien appelé Curveball.

La couverture, c’est celle du Nouvel Observateur du 7 mars 2013, imposée par Dominique Stauss-Kahn, par laquelle ce dernier informe les lecteurs du Nouvel Observateur qu’il s’est reconnu dans le personnage principal du roman de Marcela Iacub : "Belle et bête". Dominique Strauss-Kahn a fait juger que ce roman dont le Nouvel Observateur a fait la promotion pour sa haute qualité littéraire (dixit Laurent Joffrin qui ne l’avait sans doute pas lu) avait bien été inspiré par son aventure amoureuse et réelle avec l’auteure, une révélation du Nouvel Observateur qui n’était pas mentionnée dans le roman lui-même, mais une révélation nécessaire pour assurer le succès de ce roman, roman qui souffrirait par ailleurs d’une grave nullité selon les dires de ceux qui l’ont lu contredisant donc l’argumentation de Laurent Joffrin qui en vantait au contraire la qualité.

Conclusion sans doute provisoire de cette saga qui émeut le peuple français : DSK est bien malheureux dans ses amours, et facilement manipulable par les femmes sans scrupules.

 
Mais passée la couverture DSK, c’est l’histoire extraordinaire mais vraie (on sort du roman, surtout pour ceux qui ont subi la guerre d’Irak) d’un agent secret, peut-être une créature du gamin Bush qui voulait faire plus fort que papa et qui y est arrivé (presque seul alors que son père avait dû y mettre toute une coalition de pays divers et variés et même disparates avec lui et n’avait pas fini le boulot de renverser Saddam Hussein).

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Une histoire abracadabrante, "Le menteur de Bagdad", racontée par Vincent Jauvert en pages 10 à 14 du Nouvel Observateur du 7 mars 2013, l’histoire de Rafid al-Janabi, fabriquée ou simplement utilisée par la CIA pour convaincre le monde de la grandeur des Etats-Unis et de son nouveau chef Georges W. Bush junior.

Et Colin Powell qui nous raconte qu’il a été trompé !!!!! et que c’est donc pas de sa faute.

 
En voilà un qui n’a pas cru à ses mensonges, et la façon dont il fut traité par les anglais pour cette raison :

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Heureusement que c’était lui qui était notre Président à l’époque, car avec Niquolas Sarkozy, le Zorro de la Libye, sûr que notre armée serait partie en Irak.

 

 
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Mais pourquoi donc n’y étions-nous pas, en Irak ?

 
 
 

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