Travail ou santé, faut choisir

Posted on 16 janvier 2012 par

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Une recherche documentaire sur "terres de François Fillon" nous conduit à un article du Nouvel Obs dans lequel on peut lire :

« la Mayenne, un pays réputé pour sa campagne fertile »

mais aussi :

« 400 bovins partis à l’équarrissage »
« puberté précoce »
« attendre près de dix ans pour des bilans sanguins »
« logique économique et préservation de l’emploi »
« mises en demeure de l’inspection du travail sans effet »
« taux de contamination affolants »
« terres souillées pour des dizaines d’années »

dû à quoi ? au PCB, au pyralène ou produit Seveso quoi, qu’on retrouve jusque dans le lait des vaches de Mayenne. Un nuage pollué qui est passé ? non, une usine d’Aprochim, filiale de Chimirec, au cœur de la campagne mayennaise.

Pourtant Haroun Tazieff avait affirmé que le pyralène n’est pas dangereux.

Dans la liste des soutiens à l’usine qui donne du travail sans trop regarder la santé de ses travailleurs, Alain Carignon. Tiens ?

Et « la bonne viande de Grez-en-Bouère ne se vend plus dans les chics boucheries parisiennes ». Ah bon… mais alors à qui on les vend ? Parce que sur l’étiquette "né, élevé et abattu en France", c’est grand la France.

Pourtant il y a réglementation et contrôle, alors pourquoi ? La Drire manque de moyens, c’est sûr, mais pourquoi cette fâcheuse habitude d’informer quelques jours avant les responsables de l’usine du jour et de l’heure de leur visite d’inspection ? Ne pas donner le coup de téléphone, ça ferait pourtant des économies sur la facture de téléphone. Quand aux organismes extérieurs de contrôle soi-disant indépendants, ils restent très dépendants du renouvellement de leur contrat, alors nécessité d’assurer le chiffre d’affaires…

 
C’est une enquête de Sophie des Déserts dans le Nouvel Obs du 12 janvier 2012, pages 10 à 14 : "Du poison dans le bocage".

 
 
 

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Posted in: Pollution