Israël, la démocratie inversée

Posted on 15 août 2011 par

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Tant en France qu’aux Etats-Unis et dans de nombreuses démocraties dans le monde, les élections se gagnent sur la politique intérieure. Les affaires étrangères n’ont aucune influence dans le choix des dirigeants par les électeurs.

Il en était tout autrement en Israël où les affaires économiques et sociales étaient secondaires par rapport au règlement du conflit avec ses voisins palestiniens. C’est l’explication du titre : démocratie inversée. Les israéliens élisent des dirigeants pour faire la guerre aux palestiniens, pas pour gérer l’économie.

Mais un seuil a été dépassé, peut-être dû à la vision de tous les subsides venant des Etats-Unis systématiquement orientés vers les colonies sur les territoires occupés alors qu’à l’intérieur d’Israël les inégalités sociales s’accentuent. Les rêves des israéliens sont-ils sur le point de changer ?

On les appelle les "campeurs", copie des "indignés" d’autres pays en crise.

Politiques du logement, de la sécurité sociale, de l’éducation — « faut-il continuer à accorder des sommes colossales aux écoles talmudiques où sont entretenues des générations d’ignorants pleins de mépris pour l’Etat, son peuple et la réalité du 21e siècle » —, de la santé, la fiscalité, tout est à revoir selon eux.

Dans un article de René Backman dans le Nouvel Obs du 4 août 2011 page 35, "Les campeurs de Tel-Aviv", on apprend que « vingt oligarques contrôlent l’économie nationale » et sans doute le pouvoir de l’Etat.

Le premier ministre Benyamin Netanyahou arrivera-t-il à remettre toutes ces forces vives dans le droit chemin de la lutte pour le Grand Israël ?

Nouvelles autorisations récentes de construction : encore 1.600 logements à Jérusalem-Est (11 août), 277 logements dans la colonie d’Ariel (aujourd’hui 15 août), tout ça pour les nouveaux immigrants d’ex-URSS ! Et c’est pas près de s’arrêter.

 
 
 

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